Le Premier Sang

Le Premier Sang

Sire Cédric

Quatrième de couverture

Cité les Ruisseaux. Surveillance de nuit. Eva Svärta et Erwan Leroy espèrent enfin faire tomber ismaël Constantin. Mais le feu ravage son appartement et le caïd meurt brûlé vif.

Neuilly-sur-Seine. L’argent, le pouvoir, la beauté … Madeleine Reich avait presque oublié qu’il y avait un prix à payer. Ce soir, les anciennes blessures se rouvrent, et l’heure est venue d’affronter sa peur.

Eva, la policière albinos, ne le sait que trop bien : le temps n’a pas de prise dur les liens tissés dans le sang. Surgis de l’ombre, les fantômes du passé réclament leur dû.

Mon avis

Dans cette seconde aventure d’Eva Svärta, la policière albinos sexy en diable et au caractère plus qu’affirmé, se retrouve à enquêter sur un caïd de la drogue. Quand l’immeuble dans lequel il se terre prend feu et qu’on retrouve son cadavre carbonisé, c’est sans son cœur ni sa langue. Ce qui aurait pu ressembler à un accident prend de plus en plus l’apparence d’un meurtre rituel. Les soupçons se font de plus en plus précis quand ils retrouvent dans l’appartement d’à côté, appartenant également à leur suspect, le cadavre d’un bébé conservé dans un congélateur.

Parallèlement, un drame se produit dans une maison de banlieue, une femme se retrouve défigurée et tue son mari la même nuit avant de prendre la fuite.

De son côté, Alexandre Vauvert, toujours à Toulouse et désespéré de ne plus avoir de nouvelle d’Eva, enquête sur la disparition mystérieuse d’un homme dont la vie semblait lui apporter son lot de bonheur, si ce n’est la mort quelques années plus tôt de sa femme et de son enfant …

Qu’est ce qui peut bien relier ces trois histoires ?

Eh bien … J’ai été tout aussi happée par ce roman que par le précédant. Sire Cédric a vraiment le don pour nous écrire des histoires qui donnent des frissons. Mêlant toujours aussi habilement le polar et le fantastique, le résultat s’avère ici, encore une fois explosif.

La sorcellerie reprend ici ses droits et si nous ne baignons pas dans le sang comme dans l’histoire précédente, l’horreur est malgré tout effroyable. D’ailleurs le côté surnaturel qui était apporté peu à peu dans la première aventure d’Eva, se manifeste cette fois-ci instantanément. Sire Cédric ne copie colle pas un schéma pour écrire ses romans, même s’il reste autour du sujet épineux qu’est la sorcellerie et les choses abominables qu’elle peut pousser à faire. Au contraire, il développe son sujet en y mettant de nouvelles formes, et j’ai bien apprécié ces petites phrases qui parsèment le roman entre les chapitres, celles qui appuient sur quelque chose de sensible, ou accentue notre inquiétude.

L’autre différence que j’ai noté c’est que cette fois les personnages sont plus approfondis. L’auteur passe plus de temps à tourner autour de la psychologie d’Eva qui sombre un peu plus à chaque page du livre. Le fait d’avoir retrouvé la mémoire quant à son passé lui fait vivre un véritable enfer dont elle ne sait pas si elle s’en sortira. Elle se ferme littéralement au monde et même à Vauvert dont on espérait une belle relation à la fin du tome précédent.

Il m’a été d’ailleurs un peu dur au départ d’encaisser le fait qu’ils n’étaient pas ensemble, n’enquêtaient pas ensemble, et qu’elle refusait de lui donner des nouvelles. J’ai même craint à un moment qu’il n’intègre pas l’histoire à part entière. Car il faut le dire, il donne son importance aux romans ce grand gaillard ! et je dois dire que je le trouve encore plus charismatique dans ce roman.

En tout cas, le fait que l’auteur prenne cette fois plus de temps pour développer le psychique de son héroïne, fait un peu baisser le rythme du roman.  Pourtant il mène d’une main de maître son récit et parvient à nous bluffer une fois de plus par un retournement qui donne tout son sens au temps passé sur l’état d’esprit d’Eva … Si, sans parler de longueurs, certains passages font baisser la tension nerveuse, on se rend compte que finalement tout est calculé. J’adore !

Ajoutez une ambiance givrante à ce livre, c’est à vous glacer le sang ! En effet, calculé ou non (je pense bien que oui), le roman se déroule en plein hiver, la neige est partout et nos héros doivent en affronter aussi les rigueurs pendant leur enquête. Cela donne le ton à l’histoire, une ambiance glaçante. Mais cela coïncide également avec leur état d’esprit. Et c’est avec l’arrivée du printemps et la fonte des neiges que le soleil semble reprendre ses droit, même et surtout dans le cœur de nos héros.

Vous l’aurez compris j’ai été conquise une fois de plus hein ! Donc il est certain que je vais continuer mon exploration des romans de Sire Cédric que je considère comme un excellent écrivain de Thriller fantastique.

Prochaine victime : La Mort en Tête

Le livre

Le Premier Sang

Sire Cédric

Éditions Pocket

655 pages

7.90€

Challenge concerné

challenge 52 semaines17/156

Idée n°130 : Une cicatrice

ABC polar 2015 31/26

Le Sommeil du Dragon

Le Sommeil du Dragon

La Malédiction de l’Anneau, tome 2

Edouard Brasey

Quatrième de couverture

Le dragon Fafnir est le gardien jaloux du trésor et de l’anneau magique des Nibelungen, acquis au prix du sang versé et dont la malédiction va bientôt entraîner le crépuscule des dieux. Siegfried, descendant du dieu suprême Odin, élevé parmi les loups, puis initié par le géant Regin à la magie chamanique des métamorphoses et au langage des animaux, va l’affronter avant de retrouver Brunehilde, la Walkyrie endormie sur son rocher environné de flammes. Mais l’anneau maudit n’a pas fini de contrarier les destinées …

Mon avis

Le Sommeil du Dragon est le second volet de la trilogie de La Malédiction de l’Anneau, écrite par Edouard Brasey, auteur français connu notamment pour sa passion des légendes et des mythes. La Malédiction de l’Anneau reprend sous forme de roman de fantasy la tragique destinée de la descendance humaine du dieu nordique Odin, liée irrémédiablement à l’Anneau des Nibelungen.

Dans le premier volet, Les Chants de la Walkyrie, nous suivions les plans d’Odin pour instaurer sur terre une descendance humaine qui lui permettrait de « survivre » au delà du Ragnarok. Tout était histoire de prophétie, et nous assistions à cela à travers le regard et les chants de sa fille Brunehilde qui après avoir aimé et enfanté finit par se retrouver endormie éternellement par un charme de son père … Une nouvelle prophétie vit ainsi le jour, car le destin ne peut être déjoué.

Ainsi, des enfants de Brunehilde, ne reste que la douce Sieglinde qui fuit à travers les forêts du Midgard suivant la meute de loups qui lui sert désormais de famille. Sieglinde est enceinte et doit trouver refuge au plus vite afin de mettre au monde son enfant. Et c’est dans la cabane du géant Regin qu’une nouvelle page du destin des descendants d’Odin va voir le jour.

« Mes sœurs, commença Verlandi, une âme vient de naître sur la terre de Midgard. Une âme de héros. Son nom est Siegfried, la ‘Paix Victorieuse’. »

Siegfried naît donc au cœur de la forêt et n’a pour seuls repères que sa mère et le géant Regin qui lui enseigne les secrets du langage obscure, celui des animaux et fini par lui apprendre l’art de la métamorphose. Cela pourrait paraître enchanteur vu ainsi, seulement le petit Siegfried est très particulier et paraît même sans cœur. Il ignore pour ainsi dire sa propre mère lui préférant la louve protectrice de cette dernière, et ne montre  que du mépris à l’égard du géant qui fait office de père nourricier. Pourtant Sieglinde n’attend qu’une chose, c’est que son fils grandisse afin qu’elle lui offre l’épée quil devra reforger afin de venger son père Siegmund et ainsi reprendre ses droits en tant que qu’héritier du trône du Frankenland. Quant au géant, lui ne voit en Siegfried que la possibilité de pouvoir un jour récupérer l’anneau dérobé par son frère Fafnir, devenu dragon gardien du trésor.

Toute l’histoire tourne autour de ce double héritage et sur la personnalité de Siegfried.

Ce dernier n’est franchement pas un être comme les autres. Son mépris et sa suffisance font de lui un personnage quelque peu insupportable. Pour ma part, j’ai beaucoup de mal avec lui. On ne ressent aucune humanité dans son cœur ; il n’a conscience ni du bien ni du mal, et peut tuer sans aucun regret tant que cela va dans son sens.

« Siegfried, malgré son apparence, n’avait rien d’humain. Ses réactions étaient purement animales. il s’identifiait totalement au sort des carnassiers dont il partageait la vie ou à celui des rapaces dont il était le double humain. Un enfant-loup, un enfant-faucon, oui, Siegfried ressemblait davantage à cela qu’au fils de prince que se figurait sa mère. »

Il ne connaît pas la peur, comme s’il n’avait conscience de rien dans le monde. Et quand on lui révèle enfin sa destinée, il considère cela presque comme un jeu qui pourra le distraire. Un guerrier sans peur. Et c’est cela qui doit le mener à sa dernière quête : Réveiller Brunehilde.

Techniquement parlant, le livre est tout aussi bien écrit que le premier tome, c’est avec une finesse et une plume ensorcelante que E. Brasey nous transporte dans ce monde tragique. Le poids des destinées et des prophéties est oppressant, même s’il se fait moins ressentir que dans Les Chants de la Walkyrie, car notre héros n’apprend que bien tard qu’il est le fruit de tout cela et surtout il n’en a cure …

Alors que le premier tome introduisait ses chapitres par les Chants de la Walkyrie Brunehilde, cette fois ce sont les Rêves du Dragon Fafnir qui mettent en place chaque partie du roman. Celui-ci, en tant que Dragon sait tout et donc aussi qu’il va bientôt mourir. Donc quand il nous parle, on ressent le poids de la destinée qui pèse sur les épaules de chaque être et contre laquelle même la puissance incarnée ne peut rien. Ses rêves ne sont pas porteurs de bon présages, bien au contraire. Il n’y a pas de place pour l’espoir.

Je pense que ce qui rend ce roman incroyablement fascinant c’est le fait que E. Brasey a su nous maintenir sous pression et pendu à l’histoire malgré le fait qu’on en connaisse déjà l’issue. Car rien ne nous est caché ; dès les premières lignes, nous savons ce qu’il va se produire. Pourtant on poursuit notre lecture, avide et avec un secret espoir de voir un retournement dont on sait qu’il n’arrivera pas.

Si le premier tome était parsemé d’une influence féminine (Brunehilde) et nous poussait donc dans une lecture où l’on souffrait pour notre héroïne, ici c’est la violence et la dureté qui portent l’histoire. Un monde sauvage où il n’y a pas de place pour la tendresse. Il n’y est question que de mort et de vengeance. Mais une porte nous est ouverte à la fin de ce tome, une possibilité … Pourtant nous savons …

Un dernier petit mot pour les personnages, car si j’ai parlé de Siegfried en tant que personnage imbuvable, j’ai été par contre touchée par Sieglinde. Cette jeune femme qui porte tellement d’espoir dans son enfant, qui parait si forte et que son propre enfant fragilise et tue malgré lui. J’ai éprouvé beaucoup d’empathie pour elle. Sa souffrance m’a blessé et je pense que c’est le déclencheur de mon aversion pour Siegfried.

« Je ne sers à rien ! Le destin de mon fils me dépasse, je ne suis qu’un maillon inutile … il fallait un ventre pour porter cet être. Oui c’est cela, je n’ai été qu’un ventre ! »

Quant au géant Regin …je dois avouer que mes sentiments ont été assez instables à son encontre. Sans éprouver vraiment de sympathie pour lui, j’ai quand même malgré tout été attristée par la façon dont il est traité de bout en bout, que ce soit d’abord par son frère Fafnir puis par Siegfried. Ce n’est pas un mauvais bougre, c’est surtout un peureux, un lâche qui a peur de son ombre. Et le mépris qu’ont envers lui ces personnages si imposants reflète la loi du plus fort. Et je pense que si il tourne mal, c’est aussi à cause de ces mauvais traitements qu’il a reçu de la part de personnes qu’il admirait ou aimait tout simplement.

Voilà, encore une fois une très belle lecture, qui se dévore. Je redoute le fait qu’il ne me reste maintenant plus qu’un livre à lire … il me faudra le savourer …

Le livre

La Malédiction de l’Anneau, tome 2 

Le Sommeil du Dragon

Edouard Brasey

Éditions Belfond

342 pages

20€

Challenges concernés

ABC Imaginaire 2015 v22/26

challenge mythologie11ème lecture

challenge 52 semainesIdée n°30 : un dragon

16/156

Reine des Ronces

Cygne Noir, tome 2

Reine des Ronces

Richelle Mead

Résumé

Eugénie est maintenant la Reine de Daléa, un royaume qu’elle a crée à son image lorsqu’elle à mis fin au règne d’Aeson. Il est bien difficile pour elle d’accepter ce fait mais malgré tout elle se sent chaque jour un peu plus concernée par ses sujets qu’elle voit souffrir du fait du changement radical de climat dans lequel il vive désormais. Mais son affliction s’accroit quand elle découvre que des jeunes étincelantes (« fées ») se font enlevées dans son propre royaume sans que cela ne semble affecter qui que ce soit …

Tiraillée entre deux monde, tiraillée entre deux amours, notre héroïne à beaucoup de travail à abattre pour enfin trouver sa place.

Mon avis

Reine des Ronces est le deuxième tome de la tétralogie d’Urban Fantasy Cygne Noir écrite par Richelle Mead.

Nous y retrouvons quasiment tous les personnages découvert dans la première partie, à savoir Eugénie, dit Cygne Noir, mi humaine mi étincelante, chamane dont le travail consiste à renvoyer les étincelants, esprits, et autres créatures de l’Outremonde désirant envahir le monde des humains, et maintenant également reine d’un des royaumes de l’Outremonde ; Kiyo son kitsune d’amant et accessoirement futur père de l’enfant de la Reine des Saules ; Dorian le splendide roi du royaume de Chêne, avide de former la belle Eugénie aux pouvoirs magiques hérités de son Seigneur de l’orage de père, et accessoirement de faire d’elle son amante. ils forment le triangle amoureux par excellence; Derrière cela on retrouve les personnages secondaires néanmoins important à l’équilibre de notre héroïne, ses sujets principaux, gardes royaux Shaya, Rurik, et son beau père Roland. Viennent s’y greffer de nouveaux personnages qui prendront leur importance tout au long du récit, tels qu’Ysabel, sujette et maîtresse du roi de Chêne chargée, contre son gré, d’apprendre à Eugénie à utiliser une nouvelle partie de ses pouvoirs, Leith, héritier sans pouvoir du royaume d’Alisier qui lui fait une court improbable et deux chamans étranges, Abigail et Art. Voilà pour les présentations.

Ce second tome évoque principalement la dualité qui cisaille notre héroïne, et cette dualité se forme à plusieurs niveaux. D’abord en ce qui concerne son attachement aux différents mondes auxquels elle appartient : le monde des humains d’une part, l’Outremonde d’autre part ; ensuite par son cœur tiraillé entre deux hommes ; enfin par son héritage magique dont elle n’arrive pas à définir la place qu’il doit tenir dans sa vie.

Alors qu’elle nous chante systématiquement son quasi dégout pour les étincelants et tout ce qui s’y rapporte, que son travail est de les éliminer pour qu’ils restent à leur place, nous nous apercevons tout comme elle que finalement elle se retrouve à passer bien plus de temps dans l’Outremonde que dans le monde des humains. Le fait est qu’étant devenue Reine elle se rend vite compte que c’est un travail à plein temps et que ses sujets ont besoin d’elle, d’abord pour régler le problème du climat, ensuite pour enquêter sur des disparitions mystérieuses en son royaume. Petit à petit on sent l’attachement profond qui se développe en elle pour ces sujets qu’elle apprend à ne plus voir simplement comme des étincelants, mais comme des personnes à part entière, et qui plus est, ont besoin d’elle pour survivre. Les enlèvements vont définitivement la convaincre qu‘il est sincèrement de son devoir de prendre soin de son royaume.

« Je suis inquiète que ces gens sous ma responsabilité puissent crever de faim et de soif ! Je suis inquiète que des brigands et des Démons puissent s’en prendre à des innocents ! Je suis inquiète pour ces jeunes filles qui disparaissent, peut-être enlevées par des ravisseurs jouissant d’une totale impunité. Et tout cela en plus d’essayer de vivre ma vie normalement et d’empêcher tous les obsédés de l’Outremonde de m’ajouter à leur menu. »

Concernant les hommes qui l’entourent, là aussi commence à se poser des problèmes. Ainsi si elle est éperdument amoureuse de Kiyo, le fait que celui devienne bientôt père de l’enfant d’une autre femme lui brise le coeur. De plus, il ne semble pas très concerné par les problèmes d’Eugénie et persiste à la mettre en garde contre le fait qu’elle s’implique dans l’Outremonde. Elle ressent une incompréhension de sa part. Il semble qu’elle utilise son surbooking dans le royaume pour tenter de penser à autre chose, mais on sent un fossé se creuser peu à peu entre ces deux là. Dorian ne fait rien pour l’empêcher évidemment et le rapprochement avec Eugénie se fait sentir à plein poumon. Pourtant, même s’il nous est présenté sous un angle de gentleman venant régulièrement à la rescousse de notre reine en détresse, semblant être également très amoureux de notre héroïne, quelque chose me fait le craindre … Je n’arrive pas à savoir si son engagement envers elle est vraiment sincère où s’il veut servir ses propres intérêts dans cette histoire. Quoiqu’il en soit, Eugénie, même si pleine de doutes à son égard, a beaucoup de mal à contenir ses émotions en sa présence.

Enfin la magie … Si Eugénie veut nous faire croire régulièrement qu’elle ne veut pas utiliser la magie, on sent que son utilisation, même minime, à sur elle les mêmes effets qu’une drogue. Elle est complètement accroc. Et voir la puissance qu’elle possède, la grise autant que la refroidie. Elle se retrouve partagée entre le fait de vouloir utiliser cette magie à bon escient, pour le bien de son peuple, et la peur de devenir comme son géniteur, un tyran utilisant ses pouvoirs pour briser les gens et asseoir l’Outremonde devant lui.

Il semble que notre héroïne a besoin d’apprendre à se connaître pour mieux définir la personne qu’elle est. Pour le moment elle nous apparaît surtout comme un être puissant, bon mais paumé. Et tout le risque se situe dans cette dernière caractéristique. Il me tarde de lire la suite pour voir le chemin qu’elle va prendre.

Concernant le sujet principal du premier tome, à savoir que l’Outremonde courrait après Eugénie pour la violer afin qu’elle enfante l’héritier du tyran, faisant la Une des prophéties outremondiennes, j’étais surprise de voir que c’était assez survolé dans ce second tome. Bien mal m’en a pris, et l’auteur a su tourner l’histoire très habilement pour nous montrer que ce n’est point de l’histoire, mais tout à fait d’actualité dans les esprits échauffés des étincelants.

Pour finir, je dirais simplement que même si j’ai aimé lire cette seconde partie de Cygne Noir, et cavaler d’un royaume à l’autre avec Eugénie, ressentir sa détresse et son exaltation, j’y ai malgré tout trouvé beaucoup de longueurs inutiles. Certains passages, surtout au début m’ont refroidie et il fallait que je me pousse à poursuivre ma lecture pour accéder enfin à ce qui était intéressant. Notre héroïne passe pas mal de temps à se lamenter et à faire des monologues assourdissants.  En dehors de cela, l’écriture était toujours aussi fluide et imprégnante. L’intrigue était plutôt surprenante et agréable à suivre et j’ai donc hâte de voir dans quelle nouvelle galère notre Cygne va se retrouver au prochain épisode !

Le livre

Cygne Noir, tome 2 : Reine des Ronces

Richelle Mead

Editions Milady

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Lionel Evrard

Titre original : « Thorn Queen »

Lecture numérique

Challenge concerné

ABC Imaginaire 2015 v21/26

challenge 52 semaines15/156

Idée 139 : Des ronces

Le Petit Prince

Le Petit Prince

Antoine de Saint-Exupéry

Résumé

Un aviateur se retrouve obligé d’atterrir d’urgence dans le désert suite à une panne de son avion. Voyant qu’il ne lui reste assez de vivres que pour les huit prochains jours, il décide de s’affairer rapidement à la réparation de l’engin quand soudain il entend une douce voix d’enfant lui demander : « Dessine-moi un mouton ».

Au contact de ce petit être venant d’une minuscule planète, l’aviateur va progressivement retrouver son âme d’enfant, et prendre conscience de ce que l’on perd quand on devient adulte, de ces choses qui rendent la vie si importante.

Mon avis

« Les grandes personnes ne comprennent jamais rien toutes seules et c’est fatigant pour les enfants de toujours et toujours leur donner des explications. »

Je n’avais pas relu ce livre depuis mon enfance et ce fut une véritable redécouverte pour moi, et je considère que ce roman / conte devrait toujours être relu une fois adulte afin de mieux en cerner les contours si instructifs et profonds.

Par la voix tendre et délicate d’un enfant qui est parti de sa planète, où il n’a pour seule compagnie qu’une rose, afin de trouver des amis, nous redécouvrons tous les thèmes importants d’une vie que l’on a souvent tendance à oublier où à laisser de côté lorsque l’on devient adulte. L’auteur tente de réveiller en nous toute cette part d’innocence, ce regard naïf sur le monde que l’on pouvait avoir étant enfant et qui se détériorent au profit de choses matérialistes et sans consistance pour l’âme.

Le Petit Prince raconte ainsi sur différents chapitres ses rencontres avec des personnes qu’il a beaucoup de mal à comprendre : un roi qui veut tout contrôler quitte a changer ses propres règles du moment qu’il est attesté que les idées et les ordres viennent de lui ; un ivrogne qui boit tout son saoul pour l’unique raison qu’il à honte de boire ; un homme d’affaire dont le seul but est de notifier toutes les étoiles de l’univers persuadé qu’une fois notées sur papier elles lui appartiendront toutes, un géographe qui tente d’expliquer l’importance de son travail mais qui ne fait pas de carte car il n’est pas explorateur, seulement géographe, etc. Chaque fois notre jeune héros est étonné de découvrir ces personnes qui ont perdu tout sens du monde …et qui finalement sont aussi seules que lui mais ne s’en rendent pas compte …

« Le Terre n’est pas une planète quelconque ! On y trouve cent onze rois, sept mille géographes, neuf cent mille businessmen, sept millions et demi d’ivrognes, trois cent onze millions de vaniteux, c’est à dire environ deux milliards de grandes personnes »

C’est sa rencontre finalement avec un renard qui va lui révéler le vrai sens de l’amitié et des choses importantes et qu’il va expliquer à l’aviateur.

Ce renard lui expliquant que si l’on apprivoise quelqu’un on prend le risque d’en devenir responsable. Car on ne devient pas proche d’un animal, d’un être humain, ou d’une chose sans lui conserver toujours cette importance qui lui est propre. C’est la responsabilité et c’est fondamental. Que tant qu’on ne prend pas le temps d’apprécier et d’apprendre à connaître on ne peut pas comprendre à quel point il est unique dans notre cœur, même s’il a des milliers de semblables. Et c’est pour cette même raison que notre petit prince décide que finalement il était très bien sur sa planète, car il n’y était pas seul, il avait sa rose et il doit la retrouver afin de pouvoir continuer à prendre soin d’elle.

Le bonheur tient dans le fait de créer des liens. Des liens qui nous rendent heureux quand on est dans le partage, des liens qui nous rendent triste quand on se sépare, mais cette tristesse prouve la force de ces liens.

« On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux. »

L’essentiel tient dans l’importance qu’on donne aux choses que l’on entreprend, aux choses, et personnes pour lesquelles on a donné du temps. Mais ces choses ne sont véritablement étincelantes que si l’on décide de voir au delà de l’apparence. Pour vraiment connaître quelqu’un, il faut percer son essence même, découvrir son cœur.

Je pense qu’il y aurait matière à disserter et approfondir pendant des heures les thèmes abordés par Le Petit Prince, mais ce qu’il faut en retenir c’est l’enseignement d’amour et cet esprit naturel qu’il porte en lui. L’esprit pur d’un enfant que la société des adultes n’a pas encore opprimé, cet esprit capable de s’émerveiller chaque jour d’un coucher de soleil …

Une histoire à mettre entre toutes les mains, petites ou grandes.

Le livre

Le Petit Prince

Antoine de Saint-Exupéry

Editions Gallimard

93 pages

7€

Reborn

Reborn

Le Nouveau Monde

Thierry Robberecht

« Depuis l’an 2030 environ, la Terre était devenue de moins en moins viable. Le climat se détériorait chaque année un peu plus. Des tsunamis avaient détruit plusieurs villes du Sud Est asiatique, d’Afrique et d’Amérique du Sud en faisant des millions de morts. »

Résumé

2064.

La terre s’écroule sous les multiples catastrophes naturelles. Les Tsunamis ont détruit la plus grande partie des continents, et le seul moyen de s’en sortir et de partir coloniser une nouvelle planète : Reborn. Malheureusement,  le prix du voyage est cher, et les premiers à partir sont les plus riches. Pour la famille de Chuong, l’espoir réside dans le fait de réunir assez d’argent pour faire appel à un passeur. Mais quand ils arrivent enfin sur Reborn, ils comprennent bien vite que le seul chemin qu’on leur autorisera sera celui du retour sur Terre. Protégeant avant tout leur fils, les parents se font attraper, permettant à leur enfant de fuir et de devenir un « invasif ».

Cherchant à survivre dans ce milieu qui lui est hostile, lui qui est sans identité, sans ressources, sans famille, il finit par trouver du secours auprès d’une vieille femme. Le jour où il la découvre à moitié morte, il décide de lui sauver la vie au prix de sa liberté.

« Tu vois bien qu’ils ont fermé l’accès à la nouvelle planète. S’il s’agissait de ta mère et de moi, on pourrait rentrer et essayer de survivre sur la Terre. mais il n’y a aucun avenir pour toi là-bas. Ton avenir est ici ! »

Mon avis

Voilà un livre dont on peut dire qu’il se lit bien vite. Non seulement il ne contient pas beaucoup de pages, est écrit en caractère assez gros, mais le style de l’auteur reste et efficace et simple. La raison en est principalement  que ce roman s’adresse à des collégiens.

De mon point de vue à moi qui regarde de loin ses années collèges, j’avoue que si les thèmes et le début de l’histoire m’ont emballé, l’intrigue policière quant à elle m’a laissé bien perplexe, mais avec le recul je me dis que ce livre ne m’étais pas adressé non plus, et j’essaye donc de le voir d’un œil plus jeune.

Donc nous voici plongés dans un roman mêlant Science Fiction (nous sommes en 2064 et partons vivre sur une autre planète afin de fuir la notre qui se meurt, ou plutôt qui nous chasse …), et intrigue policière (un jeune homme accusé d’un crime qu’il n’a pas commis, tente de prouver son innocence).

J’admets que l’idée est plutôt sympa car il est vrai que pour traiter des thèmes aussi durs que ceux qu’il a choisi, il fallait forcément y mêler la politique qui est ici mise à jour grâce à aux révélations que fait notre héros aux policiers.

Ce que j’ai vu dans ce livre c’est un peu la transposition de ce qu’il se passe dans notre civilisation actuelle avec l’immigration, les personnes retranchées dans des camps, attendant qu’on leur dise si oui ou non ils pourront rester, les passeurs, et les clandestins qui se retrouvent à errer au milieu d’étranger et tente de survivre sans identité.

Dans le monde de T. Ribberecht, ou plutôt devrais-je dire de Chuong (notre jeune héros), les Hommes doivent fuir la planète Terre pour se réfugier sur une nouvelle planète. On y voit au départ une espèce de renaissance, un nouveau départ, des possibilités. Mais malheureusement on déchante vite quand on se rend compte que les premiers arrivés s’enferment dans une espèce d’élitisme qui les poussent à refuser l’entrée de ce monde aux plus pauvres.

Quand Chuong, invasif (entendez là clandestin), décide de faire face à la police parce qu’il a estimé que la vie d’une vieille femme valait plus à ses yeux que sa probable expulsion de la planète, nous nous retrouvons face à une force positive de l’humanité malgré les différentes manières qu’il a eu de survivre jusque là, notamment grâce au vol.

Se retrouvant accusé d’avoir agressé lui même la pauvre femme, c’est au travers de son interrogatoire avec la police que nous découvrons son histoire jusqu’à son arrestation.

A partir de là commence la véritable investigation de l’affaire en cours.

Au final, une fois passée la description rapide (un peu trop) du monde dans lequel on se trouve, on oubli rapidement que l’on se situe dans le futur. Je pense que le but de l’auteur a simplement été de démontrer ce qu’était l’exclusion et la clandestinité au travers du récit d’un jeune garçon perdu et sans famille, cherchant uniquement à s’intégrer dans une société qui le rejette.

Un bon livre pour les collégiens, qui pourront, sous le couvert de deux genres littéraires attrayants (la science fiction et l’intrigue policière) être sensibilisés au principe de la clandestinité dans le monde.

Pour les adultes, vous ne serez clairement pas rassasiés et aurez l’impression d’être sur votre faim en tournant la dernière page du livre.

Le livre

Reborn : Le nouveau monde

Thierry Robberecht

Editions Mijade

182 pages

5.37€

Byzance

Byzance

Michael Ennis

« La beauté et les qualités de cette ville captivante dépassaient toute imagination, comme dépassait toute imagination son mal indicible. Pourriture et beauté … »

Résumé

Alors que son demi frère, le roi Olaf, vient de mourir, le jeune prince Haraldr, héritier du trône de Norvège, se voit (pour sa sécurité) exilé en Rus. Ayant séduit la jeune fille du roi Iaroslav, Elisevett, il est finalement envoyé à Constantinople afin d’y faire ses armes en intégrant la garde varègue de l’Empereur.

Mais son entrée dans la Nouvelle Rome va lui réserver son lot de surprises … Entre les trahisons, les complots, le luxe, la pauvreté, la folie et l’amour, le jeune prince norvégien devra s’armer de bon sens et trouver le chemin de son destin.

« Haraldr, demain matin nous partirons pour Miklagardr. Miklagardr ! En quête de la plus grande renommée et de la gloire la plus dorée qu’un homme puisse souhaiter. L’empereur grec peut doter une princesse aussi facilement qu’un roi du Nord peut offrir un bracelet à un de ses lieutenants. Tes rêves t’attendent là-bas. »

Mon avis

Cela faisait longtemps que ce livre me faisait de l’œil quand je rangeais les étagères du rayon adulte de la médiathèque,et j’ai finalement cédé à l’impulsion de cet attrait car non seulement le lieu, mais l’époque et les personnages (des Vikings) me plaisaient vraiment trop. Et je suis heureuse de me dire que malgré le fait d’avoir entamé cette lecture dans ma période à vide, je n’ai jamais su m’en détacher. Donc la lecture fut longue et laborieuse, mais c’est avec un plaisir fou que j’ai persisté à entrer dans ce monde passionnant et appris encore beaucoup de choses sur l’histoire du monde byzantin.

L’histoire racontée ici est donc celle de Haraldr Sigurdarson, prince héritier du trône de Norvège, forcé à s’exiler non seulement pour protéger sa vie sous une fausse identité, mais également devant se former afin de pouvoir un jour venir réclamer sa couronne. Et c’est sous l’étendard des Varègues, armée impériale byzantine constituée intégralement d’hommes du Nord, qu’il découvrira qui il est et comment forger son destin.

Nous découvrons ainsi l’histoire d’un homme, un guerrier farouche et puissant mais aussi respecté et redouté. De sa jeunesse (1030) où il n’était qu’un môme effarouché, redoutant le combat, en passant (la plus grande partie de l’histoire) par sa période et sa montée en grade dans la hiérarchie de l’armée byzantine (jusque dans les années 1040), jusqu’à sa mort en 1066.

Curieuse de découvrir un peu qui était ce personnage historique dont je n’avais encore jamais entendu parler, je dois avouer que les recherches sur le net ont été assez frugales. Et je pense que si je désire en savoir plus sur lui il faudra que je me lance dans les sagas de Snorri Sturlurson. Mais au final, c’est de ce livre dont je dois vous parler, et des aventures que Michael Ennis à voulu faire vivre à Haraldr. Et ce même s’il reste parfois difficile de ne pas savoir où s’arrête la réalité et où commence la fiction quand on lit un roman historique.

L’auteur ici s’est intéressé à ce personnage principalement lors de sa période byzantine, et n’a fait qu’effleuré rapidement les époques précédentes et suivantes. Le but en était très clair au final : nous faire découvrir la beauté infernale de Byzance à travers les yeux d’un homme qui la découvrait pour la première fois et évoluait en son sein, au plus près, à la fois de la splendeur et de l’horreur.

Splendeur visuelle, car l’auteur sait nous montrer tout l’or, et la magie que la vue de cette ville produisait quand on y pénétrait. Splendeur à ressentir l’amour d’un peuple pour leur « Mère », l’impératrice. Splendeur d’un monde où les gens aimaient à penser qu’ils étaient les héritiers de plusieurs cultures riches telles que la Grèce et Rome. Mais horreur aussi ! Celle des bas quartiers où la pauvreté ronge la population, horreur dans le palais impérial où la folie semble prendre possession de chaque personne s’approchant trop près du pouvoir.

Beaucoup de thèmes sont abordés sans ce récit si riche ! Et l’implication des hommes du Nord en rajoute beaucoup, notamment à cette période où l’évangélisation commençait à clairement s’implanter, poussant les hommes du Nord à rejeter leur religion pour épouser celle du Christ. Souvent au cours du récit, nous entendons notre héros invoquer à la fois le Christ et Odin dans une même phrase. On sent ainsi la difficulté qu’il pouvait y avoir à abandonner une culture pour une autre.

Mais Byzance c’est aussi une belle histoire d’amour, ou plutôt devrais-je dire sauvage histoire d’amour. Deux âmes perdues parvenant dans la douleur à se sauver mutuellement.

L’amour …. C’est certainement un des fondements de cette histoire au final. Qu’il s’agisse de l’amour d’Haraldr pour Maria, ou de l’amour que les hommes de la garde éprouvent les uns pour les autres, car ils sont frères, si ce n’est de sang, au moins de cœur. Et c’est dans une belle phrase que cela est décrit :

« Nous sommes des hommes du serment. C’est ce que signifie notre nom de Varègues. Des hommes qui font serment de risquer leur vie pour se défendre mutuellement. »

L’honneur et la loyauté sont magnifiquement représentés tout au long de l’histoire et c’est aussi ce qui rend nos héros si passionnants et attachants. Mais il ne faut pas s’y tromper, cet honneur est régulièrement souillé par les traitrises et les complots haineux des hauts personnages que Byzance a corrompu. Le pouvoir et la politique les font ployer, et rongent tout sur leur passage.

Enfin je ne vous dirais pas que ce livre se lit avec aisance. Il souffre parfois de longueurs, mais on ne les subit jamais pour rien au final, car au travers de ces lenteurs, se cachent beaucoup d’informations et elles nous aident souvent à mieux définir les contours de cette ville et de son cœur.

Donc un très beau livre. Personnellement, j’en ressors enrichie et pleine d’envie de découvrir plus profondément l’histoire byzantine.

Le Seigneur des Anneaux : Le Retour du Roi

Le Seigneur des Anneaux :

Le Retour du Roi

J.R.R. Tolkien

« Chantez et soyez heureux, ô vous, enfants de l’Ouest, car votre roi reviendra, et il résidera parmi vous tous les jours de votre vie. Et l’arbre qui fut desséché sera renouvelé et il le plantera dans les hauts-lieux, et la Cité sera bienheureuse. »

Résumé

la Communauté est bel et bien dissipée. Alors que Frodon et Sam sont toujours en train de lutter pour accomplir la mission ultime de détruire l’Anneau de Pouvoir, bravant des dangers sans autre protection que leur volonté et leur courage, la guerre elle semble se profiler toujours plus pour nos amis. Mais que pourront ils faire séparés les uns des autres : Pippin, conduit à Minas Tirith par Gandalf ; Merry, sur la route de Dunharrow, chevauchant auprès du roi Théoden du Rohan ; et Aragorn, toujours suivi de près par Legolas et Gimli, ayant « abandonné » Théoden à la veille d’un grande bataille, pour rejoindre de Chemin des Morts, dont il n’est pas sur de pouvoir revenir vivant mais où il espère trouver une aide possiblement déterminante …

Le destin est en marche pour tous, pour le meilleur ou pour le pire.

« On y arrive en fin de compte : la grande bataille de notre temps, dans laquelle bien des choses disparaîtront. Mais au moins n’y a t-il plus besoin de se cacher. »

Mon avis

Magistrale, magnifique, exceptionnelle. Voilà tout ce que je pense de cette ultime partie du Seigneur des Anneaux. Une conclusion épique à ce livre fabuleux.

Je m’arrêterais bien là, mais ça serait dommage de ne pas développer un peu le pourquoi de cet enthousiasme sans borne ^^

Le livre encore une fois se présente en deux parties : la première suivant les aventures de Merry, Pippin, Aragorn, Legolas et Gimli, la seconde consacrée à Frodon et Sam. Deux parties incroyablement différentes l’une de l’autre, aussi bien par le contenu que par le rythme, mais se retrouvant dans la noirceur profonde et le désespoir puis le courage immense qui s’insinuent dans le cœur nos héros.

Donc un livre très sombre, la guerre est en route, tous savent qu’ils ne pourront y échapper, et que la seule chose qu’il leur reste est de confronter leur courage et leur force pour tenter de résister et de vaincre. Le désespoir entre régulièrement dans les cœurs de nos héros, mais leur valeur et leurs convictions restent intactes dans ce monde en perdition. Et si nous suivons particulièrement nos héros, les personnages secondaires ne sont pas en reste dans ce livre intense, et sont souvent ceux qui redonnent du courage pour poursuivre. Je pense notamment à  Faramir et Eowyn.

Ces deux personnages sont incroyables de par leur volonté d’agir au lieu de rester en arrière à regarder le monde s’écrouler. Pour eux si il doit tomber alors autant se battre, qui que l’on soit, hobbit, ou femme, la valeur est dans le coeur, non dans le bras. J’avais déjà parlé de Faramir et de ce que je ressentais pour ce héros dont le karma pesait lourd sous le regard de son père et l’ombre de son frère, mais encore une fois je répète qu’il est juste formidable, vaillant au grand cœur, courageux et fort, charismatique et puissant. Quant à Eowyn, une vraie femme du Rohan , guerrière dans l’âme, féroce et forte, rien ne peut l’arrêter.

Mais revenons à nos héros … J’ai encore une fois adoré suivre nos gentils petits hobbits Merry et Pippin, si plein de bon sentiments et de volonté. Ils sont terriblement attachants, et plein de bonne volonté et de courage. Qui aurait cru quand on redéfinit les contours de ces personnages, un peu gaffeurs et prompt à la rigolade, ne connaissant que la tempérance et le calme de la Comté, qu’ils seraient aussi dévoués à combattre les forces du mal !

Quant à Aragorn, il poursuit lui son destin, le retour du roi ne peut se faire sans mettre sa valeur à l’épreuve. Mais cette fois, même si Legolas e Gimli restent auprès de lui, il est seul à pouvoir affronter ce destin qui pourrait lui être funeste.

La partie où l’on retrouve tous ces personnages est très rythmée, notamment par les batailles, LA bataille finale. Le rythme des personnages suit à la perfection celui de l’ambiance de guerre dans laquelle ils se trouvent, chevauchées, volonté de vivre. L’urgence se fait sentir, on sait que la fin approche, quelle qu’elle soit et c’est haletant que l’on lit les lignes, les pages de cette partie. 

Par contre dès que l’on rejoint la dernière partie du livre, dans laquelle nous retrouvons Frodon et Sam, le rythme et l’ambiance changent du tout au tout. Si nous trouvions de la noirceur dans la partie précédente, ici elle est encore plus appuyée, notamment par le fait que nos deux héros se rapprochent considérablement de la Montagne du Destin, terre dévastée et morte, mais aussi par le désespoir et l’épuisement que ressentent nos deux hobbits. Et imaginez bien que Tolkien maîtrise à la perfection l’art de nous faire vivre ces sensations dépressives. Du coup, le rythme du livre est égal à cet état, il est donc plus lent, la progression est difficile. Pourtant cela n’enlève pas du tout l’attrait que j’ai pu trouver à cette partie, au contraire. C’était logique, tellement bien écrit et décrit !

Encore une fois je vais faire l’apologie de Sam qui est pour moi LE héros de l’histoire sans qui Frodon n’aurait jamais pu rien faire. Il porte son ami tout au long de l’aventure. C’est un personnage incroyable et inoubliable. Pour moi (c’est personnel) il éclipse totalement Frodon qui, tout au long de la saga finalement m’a énormément déçu et qui fait potentiellement parti des personnages que je n’aime pas. Je n’arrive d’ailleurs pas à comprendre l’amour que Sam lui porte, mais l’amitié est sans borne elle aussi.

« Mais au moment même où l’espoir mourrait ou semblait mourir en Sam, il se transforma en une nouvelle force. Le brave visage de hobbit de Sam se fit sévère, presque menaçant, tandis que la volonté se durcissait en lui et il sentit dans tous ses membres un frémissement comme s’il se muait en quelque créature de pierre et d’acier que ni le désespoir ni la fatigue, ni les milles d’aridité sans fin ne pourraient réduire. »

Finalement cette dernière citation représente bien à mes yeux l’état d’esprit du Retour du Roi. Tous les héros, malgré la détresse dans laquelle ils se trouvent, finissent par se réveiller pour affronter ce destin tragique et se battre jusqu’au bout.

Voilà .. Malgré tout il est difficile de se dire qu’on en a fini avec cette folle aventure. Et quand on la referme on sait que ce n’est pas définitif, que l’on y reviendra, ne serait-ce qu’à cause de tout ce que l’on a l’impression de rater dans l’écriture magistrale de Tolkien, pour savourer encore et encore le talent incomparable de cet homme, et revivre encore ces sensations inégalables.

Le mot de la fin ira aux appendices qui sont un vrai régal pour en découvrir plus sur les Terres du Milieu. Bien évidemment, moins digestes que le roman, mais on y découvre beaucoup de choses très intéressantes pour approfondir ses connaissances, et juste pour ça elles valent le coup d’être lues :D

Le Livre

Le Seigneur des Anneaux

3ème partie

Le Retour du Roi

J.R.R. Tolkien

Editions Christian Bourgois

Traduit de l’anglais par Francis Ledoux

Titre original : « The Lord of the Rings : The Return of the King »

301 pages (sur l’intégrale comprenant 1278 pages)

26€

Challenge concerné

SFFF

La 5ème Vague

La 5ème Vague

Rick yancey

Quatrième de couverture

1ère Vague : Extinction des feux
2e Vague : Déferlante
3e Vague : Pandémie
4e Vague : Silence

La 5e Vague arrive…
Ils connaissent notre manière de penser. Ils savent comment nous exterminer. Ils nous ont enlevé toute raison de vivre. Ils viennent maintenant nous arracher ce pour quoi nous sommes prêts à mourir…

À l’aube de la 5e Vague, sur une bretelle d’autoroute désertée, Cassie tente de leur échapper…Eux, ces êtres qui ressemblent trait pour trait aux humains et qui écument la campagne, exécutant quiconque a le malheur de croiser Leur chemin. Eux, qui ont balayé les dernières poches de résistance et dispersé les quelques rescapés…
Pour Cassie, rester en vie signifie rester seule. Elle se raccroche à cette règle jusqu’à ce qu’elle rencontre Evan Walker. Mystérieux et envoûtant, ce garçon pourrait bien être son seul espoir de sauver son petit frère, voire elle-même. Du moins, si Evan est bien celui qu’il prétend… Mais la jeune fille doit d’abord faire des choix : entre confiance et paranoïa, entre courage et désespoir, entre la vie et la mort. Va-t-elle baisser les bras et accepter son triste sort, ou relever la tête et affronter son destin ? Car ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort.

Mon avis

« Les extraterrestres sont stupides.[…] Les extraterrestres selon les humains. Vous les avez vus un million de fois. iIs fondent du ciel en piqué dans leur soucoupes volantes pour détruire New York, Tokyo, Londres, ou bien ils arpentent la campagnes dans des machines gigantesques, semblables à des monstrueuses araignées mécaniques, bardés d’armes laser. Et chaque fois, chaque fois en pareille situation, l’humanité entière met ses différents de côtés afin de s’unir contre cette horde d’envahisseurs. David tue Goliath et tout le monde (excepté Goliath) rentre à la maison, heureux. Quelle merde !

Comme si un cafard pouvait échafauder un plan imparable pour éviter la chaussure s’apprêtant à l’écraser. »

 

La quatrième de couverture, pour une fois, résume bien ce que j’ai ressenti à la lecture de ce livre que j’ai trouvé vraiment attrayant et que j’ai eu du mal à lâcher.

Un monde post apocalyptique, poursuivant son apocalypse tant qu’il reste des survivants. Une jeune fille partagée entre résignation et volonté désespérée de survivre pour tenir la promesse faite à son petit frère de le retrouver. Ses sentiments sont vraiment bien décrits, et nous ressentons, partageons facilement ses émotions. Et ce qui nous aide véritablement à plonger dans l’univers dissolu de notre héroïne est bien évidement la façon dont l’auteur sème les doutes et les questions dans son esprit en même temps que dans le notre. On ne peut jamais savoir en qui avoir confiance, qui sont les gentils et qui sont les méchants, qui sont les méchants gentils et qui sont les gentils méchants … Vous me suivez là ? ^^

J’ai également apprécié la romance naissante dans ce roman où notre héroïne si seule s’abandonne finalement facilement (un peu trop étant donnée sa paranoïa) à la tendresse offerte par un jeune et bel inconnu qui, sommes toutes, lui aura sauvé la vie. Mais comment savoir s’il est digne de confiance ? Cependant , leur relation est tendre et attachante, sans mièvreries ni grands élans passionnés. Juste la représentation de deux ados dépourvus et seuls face à un monde qui est tombé en morceaux.

L’autre point fort de ce roman réside dans son rythme où il y a peu de place pour les longueurs … Le narrateur change régulièrement en fonction des chapitres, ce qui  nous offre un point de vue différent de ce qui se passe et s’est passé dans le monde.

En gros, un bon livre, et j’espère pouvoir lire la suite bientôt !

Le livre

La 5ème Vague

Rick yancey

Editions Robert Laffont

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Francine Deroyan

Titre original : « The Fifth Wave »

594 pages

18.50€

 

L’Oeuf de Dragon

L’oeuf de Dragon

90 ans avant le Trône de Fer

George R. R. Martin

Quatrième de couverture

« 90 ans avant les péripéties du Trône de Fer, Aegon, de la lignée royale, surnommé l’Oeuf, court les routes incognito comme écuyer d’un chevalier errant, Dunk. Au hasard des chemins, le duo se voit convié par le fringant Jehan le Ménétrier à participer à un tournois richement doté qui sera le clou des noces de Lord Beurpuits. Au champion ira le grand prix, un inestimable œuf de dragon. Mais il apparaît bientôt que les noces et le tournoi sont un nid d’intrigues et d’ambitions, petites et grandes, et qu’une prophétie annonce de grands événements. »

Mon avis

« Il n’y a plus de dragons. Non, mais il y a des œufs. le dernier dragon en a laissé une couvée de cinq, et ils en ont encore d’autres sur Peyredragon, des anciens remontant à avant la Danse. »

J’ai été assez déboussolée, au premier abord, par ce court récit de Martin. En effet, un peu trop absorbée par le Trône de Fer, je m’attendais plus ou moins à avoir une histoire de la même trempe. Mais pas vraiment au final. Cela ne m’a pas déplu pour autant et j’ai trouvé agréable de découvrir ces personnages aux personnalités détonantes.

Pour décrire un peu ce roman, j’irais simplement dire qu’il est comme un préambule aux multiples intrigues, trahisons, courses au trône et autres manipulations machiavéliques parcourant les lignes de la saga du Trône de Fer. Une introduction ressemblant d’avantage, peut être, à une sorte de récit policier moyen-âgeux, dans lequel les héros se retrouvent malgré eux incités à démêler le fil d’une intrigue.

Il n’y a pas forcément beaucoup de choses à dire sur ce court récit, au risque d’en divulguer des indices qui gâcheraient votre éventuelle lecture, alors je m’arrêterais à simplement vous dire que si vous aimez G.R.R. Martin vous ne serez pas déçu en lisant ce livre dont la plume est toujours aussi intéressante. Mais surtout, il a une fois de plus su travailler ses personnages (surtout L’oeuf, Dunk et le Ménétrier) de façon à ce que nous nous attachions à eux. Trois personnalités totalement différentes et surprenantes, mêlant intelligence, désinvolture et moralité. Ils sont un peu comme les croquis des grands personnages que l’on croisera dans le Trône de Fer.

Sinon ce fut plus qu’agréable de parcourir les routes des Sept Royaumes à nouveau, à une autre époque (celle d’Aerys Ier), avec de nouveaux personnages. Mais surtout, ce fut très intéressant de d’approfondir mes connaissances sur la lignée des Targaryen et des Feunoyr.

Si vous avez adoré le Trône de Fer (en livre), ne vous attendez donc pas à retrouver l’amas de richesses qui s’y trouvent et alors vous ne serez pas déçus. C’est un livre très sympathique à lire. Pour ceux qui ne connaissent pas et reculent un peu devant les pavés que représente la saga, lancez-vous, car cette lecture est une mise en bouche délicate qui pourraient bien vous ouvrir les portes de l’incroyable série :)

Le livre

L’œuf de dragon

90 ans avant le Trône de Fer

George R. R. Martin

Traduit de l’américain par Patrick Marcel

Editions Pygmalion

Titre original : « The Mystery Knight – A Tale of the Seven Kingdoms »

174 pages

15.90€

Challenges concernés

Challenge Littérature de l'Imaginaire21/36

Guerre et Violence dans la Grèce Antique

Guerre et Violence dans la Grèce Antique

André Bernand

Résumé

« Le lecteur aura compris que le dessein de cet essai sur « Gerre et violence dans la Grèce antique » n’estpas d’aligner des scènes d’horreur et des conduites odieuses, pour le plaisir de jeter l’opprobe sur une culture dont nous avons hérité, que nous le voulions ou non. »

Quatrième de couverture

« André Bernand a choisi de reconsidérer l’Antiquité grecque, en s’éloignant des visions trop convenues, des réalités longtemps idéaliées pour souligner l’importance de la violence et de la guerre au sein des sociétés antiques. Sous sa plume, c’est une anthologie saisissante, émaillée de témoignages et de récits peu connus : brutalités, obsessions de la virilité, goût du sang, tueries … Dans un monde qui ignore les droits de l’homme, le plus fort fait la loi, au mépris des traités et des liens du sang. face aux Perses ou entre Grecs, la parole donnée est fréquemment violée. La traitrise est une ruse de guerre plutôt qu’une infamie. On tue jusque sur les marches des autels. La mythologie, avec son imaginaire macabre, ses monstres et ses crimes, contribue à la banalisation de la violence. Le monde grec antique, dont nous nous réclamons a donc connu des formes de violences semblables  celles que connaît notre monde contemporain. Derrière la Grèce du savoir et de la sagesse, on découvre une Grèce de cris et de fureur. Cet essai d’anthropologie historique est une nouvelle leçon de civilisation, aux résonances très actuelles. »

Mon avis

J’ai été tout à fait saisie par la lecture de cet essai sur la violence et la guerre dans la Grèce antique. Non seulement par la forme utilisée pour son écriture, à savoir que l’auteur fait comme un commentaire composé des grands récits de l’antiquité (Hérodote, Xenophon, Homère, et tant d’autres), donc s’appuyant sur les écrits afin de retracer tout la violence, mais aussi par sa plume plus qu’addictive.

Autant j’adore me plonger dans un roman, mais j’appréhende toujours un peu la lecture de documentaires, craignant principalement la monotonie et le côté rébarbatif des auteurs … Pour le coup je suis très satisfaite par cette lecture qui ne m’a pas ennuyée le moins du monde, car en dehors du fait que le thème (Grèce antique) me passionne, le style que l’auteur a utilisé pour faire son essai fait ressortir toute la passion qu’il a mis dans ses recherches, et j’ai bu ses lignes.

« Si l’on aime et admire la Grèce antique, il faut la considérer sous tous ses aspects, qui ne sont pas toujours édifiants »

C’est un fait que lorsque l’on parle de l’antiquité grecque les première choses qui nous viennent à l’esprit sont la sagesse et la beauté d’une civilisation qui nous a beaucoup donné, qui a posé des bases pour notre civilisation actuelle. Une civilisation riche et cultivée, avec des auteurs incroyables dont les récits ont traversé les siècles sans prendre une rides. Pourtant c’est bien en lisant ces écrits que l’on peut réfléchir à la façon dont la vie tournait à cette époque, et finalement le tableau n’est plus aussi rose, il finit même par tourner au rouge sang …

Ainsi il nous rappelle la façon dont les enfants et les femmes étaient traités. Des enfants dont les hommes d’âge mur disposaient tant qu’il étaient juvéniles. Des enfants à qui l’on imposait des traitements effroyables pour les rituels de passages à l’âge adulte. Des femmes qui n’étaient, en général, qu’à peine considérées, des reproductrices chargées de gérer le foyer.

Puis A. Bernand passe progressivement vers des violences d’ordre plus naturelle : le climat, les tempêtes, raz de marées, tremblements de terre et autre catastrophes naturelles qui représentaient un danger mortels permanents pour les habitants des îles grecques.

Mais surtout, là où le texte devient prenant c’est bien lorsque l’auteur nous rappelle avec quels récits les enfants étaient élevés durant cette période. Récits que l’on étudie encore aujourd’hui, à savoir L’iliade et l’Odyssée. Ces grands écrits, magnifiques, ne sont pas moins dépourvus des pires violences et c’est à travers les descriptions sanglantes qui traversent ces textes que l’enseignement des enfants est faites dans l’antiquité. La façon dont on décapitait systématiquement chaque guerrier que l’on tuait, les outrages fait aux morts en général, ainsi utilisons la mort d’Hector et la façon infâme dont Achille a traité sa dépouille … l’auteur nous rappelle également le massacre des prétendants de Pénélope par Ulysse au retour de son périple. Bref, l’essai regorge d’exemples tirés de ces grandes écritures pour nous rappeler que les héros des aventures enseignées baignaient dans le sang, le mensonge, la traitrise et la mort.

Et c’est sur ces modèles que les enfants étaient formés, ces modèles qu’ils admiraient et à qui ils voulaient ressembler.

Mais l’humanité est ainsi …

« Ainsi, considéré du point de vu de la nature, l’homme est spontanément porté à l’injustice et à la violence; Si l’on donnait aux justes l’anneau de Gygès, qui permettait de devenir invisible, ils deviendraient criminels » ‘Platon – La République)

L’auteur ici ne fait pas un jugement sur le comportement des anciens grecs, je pense qu’il porte surtout l’accent sur ce qu’est la nature humaine. Une nature faite à la fois de beauté et d’horreur. Et je pense qu’il nous rappelle que la Grèce antique n’était pas différente, de ce point de vue, de notre propre civilisation. Même si l’on préfère se rappeler de cette époque uniquement ce qu’elle a apporté de bon et de beau. Le tableau de l’humanité n’a jamais été juste noir ou blanc, mais strié, déchiré entre deux forces qui s’opposent.

‘ »Cette Grèce de la violence est à l’image de cette Athéna guerrière, qui fut aussi déesse de la raison et de la sagesse. »

Ainsi tout au long de son essai l’auteur nous fait un étalage des grands crimes et des grandes trahisons qui eurent lieu tout au long de l’histoire de la Grèce antique. Des guerres qui ne cessaient jamais. Un homme grec ne vivaient quasiment qu’en temps de guerre. La paix et le repos n’étaient pas choses aisées en ces temps là. Et les massacres de villages et d’innocents allaient bon train … Il ne fallait pas des rescapés, des fois que ceux ci décident de se venger.

« Avant d’être un peuple, la Grèce antique fut un assemblage de peuplades qui pour s’imposer, utilisèrent parfois les pires moyens. »

Bref … un livre qui fut vraiment riche en émotions autant pour mon petit cœur que pour mon estomac (je vous épargne les mille et un exemple de morts horribles et répugnantes citées dans le livre). Mais la qualité de ce livre réside dans le fait que l’auteur a tellement bien tourné son texte qu’on ne sort pas de la lecture en regardant la Grèce antique d’un œil méfiant et méprisant. Au contraire, on lui donne un caractère plus « humain » et moins « divin ». Même si on aurait peut-être préféré resté un peu naïf sur ce point là. Cela ne nous aide pas à espérer voir un jour l’humanité devenir plus pacifiste, et au regard de l’actualité, je pense même qu’elle est condamnée à rester cruelle et barbare. Car si à cette époque les hommes se battaient « principalement » pour des terres, aujourd’hui n’importe quelle raison est une perche pour s’entretuer.

En tout cas ce fut vraiment une très bonne lecture et très instructive.

Le livre

Guerre et Violence dans la Grèce Antique

André Bernand

Editions Hachette Littératures

Collection Histoires

452 pages

Challenge concerné

challenge l'odyssee grecque

6/10

Riley Jenson, tome 3 : Tenter le Diable

Riley Jenson, tome 3

Tenter le Diable

Keri Arthur

Résumé

Riley suit son entraînement pour devenir, malgré elle, gardienne au sein du Directoire. Mais alors que son entraînement n’est pas fini, son patron décide de l’envoyer dans une mission d’infiltration très dangereuse. En effet, elle doit rejoindre les rangs de « combattantes » ultra sexy de Starr, scientifique effectuant des recherches scandaleuses sur le patrimoine génétique, et les mélanges en tout genre pour créer des créatures monstrueuses et puissantes.

Mon avis

Un tome que j’ai tout à fait apprécié. Une bonne lecture de détente comme on dit. Les aventures de Riley ne sont pas plus ni moins dangereuses que les précédentes, elle risque toujours autant sa peau de louve-vampire, et traîne toujours derrière elle de beaux mâles en quête de  chaleur.

Si le premier tome m’avait interpellé sur la dose de sexe à la ligne, ici, s’il est toujours présent, il se fait moins omniprésent … Que je me fasse bien comprendre, il s’agit malgré tout d’une série où il tient un rôle prépondérant, nous ne pouvons pas demander à une louve de renier l’appel de la lune, bien entendu … Peut être me suis-je tout simplement habituée, ou alors, l’intrigue prend plus d’importance. Et c’est plutôt vers la seconde proposition que je me tournerais.

Moi qui ne suis pas fan généralement, des histoires de génétique en littérature (sauf en ce qui concerne Le Meilleur des Mondes de Huxley), j’avoue que le scénario ici me tient bien en haleine. Pourtant il subsiste toujours une interrogation. Nous savons quelles sont les recherches effectuées, mais finalement la seule chose qui intéresse notre héroïne c’est la destruction des laboratoire. Le résultat en est qu’il n’y a pas beaucoup de développement sur le pourquoi de telle recherches, le but final. peut être le découvrirais-je dans les prochains tome …

Enfin, ce qui est sur c’est que l’instinct maternelle de Riley prend de plus en plus le pas sur l’histoire. Et finalement, à défaut de s’intéresser pleinement à l’intrigue, on se demande si elle parviendra à réaliser son souhait le plus cher … Et avec qui ??!!

Bref, un tome sympathique, surtout pendant les vacances. J’espère que la suite de la série me conviendra tout autant.

Le livre

Riley Jenson, tome 3 : Tenter le Diable

Keri Arthur

Editions Milady

Traduit  de l’anglais (Australie) par Lorène Lenoir

Titre original : « Tempting Evil »

412 pages

7€

Challenges concernés

Challenge Littérature de l'Imaginaire20/36

Challenge ABC 20143/26

Les Murailles de Feu

Les Murailles de Feu

Steven Pressfield

 

Résumé

« Parle moi de Sparte. De sa double royauté. Des trois cent chevaliers qui la protègent. De l’agogê qui entraîne la jeunesse du pays. Des réunions de guerriers, les syssities. »

La fameuse et populaire bataille des Thermopyles a eu lieu … Seul un homme combattant aux côtés des spartiates a survécu : Xeon … Fait prisonnier, il est amené auprès du roi Xerxès et de son historien pour lui raconter qui étaient ces incroyables combattants … Et ce roi qui ne défaillit pas devant les milliers de perses qui avançaient sur lui et ses hommes.

Mais Xéon, ne va pas se contenter de lui expliquer comment se battaient les spartiates, il va lui raconter son histoire, et comment de jeune garçon fuyant une cité ravagée, il est devenu « esclave » à Sparte, et binôme dans l’entraînement d’un futur guerrier lacédémonien.

S’ensuit un récit bouleversant narrant toute la violence et la difficulté qu’il y avait à vivre dans ce monde, mais oh combien l’honneur était grand.

Mon avis

« Les Spartiates disent que n’importe quelle armée peut vaincre tant qu’elle a des jambes, mais que la véritable épreuve commence quand la force a déserté son camp et que la victoire dépend de la seule volonté. »

Un roman historique magnifique que j’ai dévoré littéralement, que j’ai aimé lire et dans lequel je me suis laissée littéralement embarquer sur les côtes de la Grèce antique durant les guerres médiques.

Au départ, je ne vais pas vous le cacher je m’attendais plus ou moins à y trouver la source d’inspiration qu’a eu le réalisateur du film « 300 », et effectivement, je pense que le livre a du lui passer entre les mains, car j’y ai retrouvé pas mal de références assez semblables … Quoique cette histoire reste un fait historique, ne l’oublions pas !

La grande différence se trouvant dans le fait, que même si le roman retrace une des très grandes batailles qu’a eu a effectuer la Grèce contre l’envahisseur Perse, elle n’oublie pas de dire que les Spartiates n’étaient pas les seuls à combattre ce jour fatidique. Nombreux étaient les guerriers ou paysans grecs qui ont tenu auprès des plus grand combattants. Mais surtout, ce que j’ai retenu de cette histoire, c’est qu’elle accentue toute sa puissance dans un seul mot : Résistance.

La résistance …. Un terme qui nourrit le récit de bout en bout. La résistance d’un pays qui était les trois quart du temps en guerre. La résistance d’un peuple face à la cruauté vivace qui parcourait les chemins. La résistance face à la mort elle même. La résistance physique des hommes s’entraînant parfois jusqu’à la mort pour pouvoir, s’ils survivaient, l’affronter encore en combat. La résistance des femmes qui devaient supporter la douleur de voir mourir leurs enfants dans les saccages de villages, ou qui regardaient partir leurs fils et époux dans une guerre dont ils ne reviendraient sûrement pas.

Ce roman, nous enseigne qui étaient les spartiates, et comment ils vivaient l’idée de se préparer dès le plus jeune âge à mourir. Nous les suivons alors, à travers les yeux du jeune Xeon, de leur enfance durant laquelle ils subissent des épreuves terrifiantes, violentes et cruelles, jusqu’à l’âge adulte.

Ce roman nous explique comment la société spartiate fonctionnait. Que sachant que c’était une société de guerriers, probablement voués à mourir de façon précoce, elle avait un système permettant de toujours laisser des fils qui prendraient le relai … Un système de pères et de pairs. Les hommes partant à la guerre devaient avoir un fils pour que la lignée ne s’éteigne pas (père). Et quand ils partaient à la guerre il y allaient toujours avec leur pair, compagnon sur lequel il devaient veiller et vice et versa durant les combats. Bref, une société de fiers combattants, mais également fraternelle et paternelle. Car ce qui compte c’est de protéger celui qui est à vos côtés et de préserver sa lignée.

« On n’enverrait pas de corps d’armée aux Thermopyles ; c’était là une histoire pour affermir la confiance des alliés et stimuler leur courage. Seuls les Trois Cents partiraient, avec l’ordre de résister et de mourir ».

En lisant ce roman, j’ai compris profondément combien le sacrifice de ces hommes a été important pour la Grèce durant cette guerre interminable. Car les spartiates sont effectivement partis à 300 contre des milliers et des milliers de perses. Leur but n’étaient pas de les vaincre, mais de leur montrer à quel point les guerriers de Grèce étaient résistants et forts. Mais surtout de montrer à la Grèce que si ces hommes étaient capables de résister, le pays lui pouvaient vaincre à défaut de s’agenouiller devant l’envahisseur.

Redonner confiance dans un peuple qui ployait devant l’invasion perse …

Durant le récit, nous assistons également à beaucoup d’échanges et de discussions entre spartiates, ce qui leur donne enfin l’apparence d’êtres humains. Ils avaient peur. Oui, ils pouvaient endurer les plus atroces souffrances et malgré tout rester debout et se battre encore et toujours, mais leurs cœurs n’en étaient pas moins ceux d’hommes allant affronter une mort certaine, et la nature humaine a instinctivement peur de mourir.

« Te rappelles-tu cette nuit, Xéon, où nous discutions avec Ariston et Alexandros de la peur et de son opposé ? (…) J’ai la réponse à ma question […] L’opposé de la peur, dit Dienekès, est l’amour. »

L’amour de sa famille, l’amour pour ses frères d’armes. la capacité que l’homme a à se sacrifier pour ce qu’il aime combat toutes les peurs.

En gros, un roman merveilleux, troublant et puissant. Une perle que je me ferai un plaisir de relire. Une mine d’informations sur un évènement historique marquant de la Grèce antique.

Un roman que je conseille vivement à tous ceux qui sont amoureux d’antiquité grecque.

Le livre

 Les Murailles de Feu

Steven Pressfield

Editions L’Archipel

Traduit de l’américain par Gerald Messadié

Titre original : « Gates of Fire »

428 pages

8.65€

Challenges concernés

challenge l'odyssee grecque5/10

bannièreABC2014-demi-challenge2/13

Addict

Addict

Jeanne Ryan

Résumé

Vee a 17 ans. Elle n’est pas populaire et vit un peu dans l’ombre de sa meilleure amie, la pinup du lycée.

Lorsqu’elle décide sur un coup de tête, après avoir subit une énième frustration personnelle, de participer au défi proposé par le jeu à la mode « Addict »,  qu’elle se voit le réussir et sa quote augmenter, elle ne peut s’empêcher de tenter le défi suivant.

Ainsi elle se retrouve envoûtée par la gloire éphémère que lui apporte le jeu, mais elle va vite réaliser les dangers que peuvent receler ces émissions prêtent à tout pour augmenter leur audience … Car ce que l’on voit et ce qui se cache derrière le rideau sont bien différents …

Mon avis

« Un sentiment de solitude absolue m’envahit : des milliers et des milliers de gens nous ont regardé ce soir, et ça ne leur a pas effleuré l’esprit que nous sommes nous aussi des êtres humains. »

Quand j’ai lu la quatrième de couverture de ce livre, je me suis dit qu’il fallait absolument que je le lise. Un thème très accrocheur puisqu’il tombe sur une chose que nous connaissons tous aujourd’hui et qu’il envahit nos télés à longueur d’année : la télé réalité.

Moi qui ne supporte pas ces show, j’étais très curieuse de voir ce que l’auteur, dans un monde fictif, nous apprendrait du danger que ces « jeux » peuvent couver. Et je dois dire que le chapitre d’introduction était accrocheur et nous mettait bien dans l’ambiance : peur, solitude, danger.

Malheureusement pour moi, ça s’est arrêté là … J’ai été assez déçue par ce roman que j’ai trouvé long et sans fin. Faute au traducteur ou pas, je me suis retrouvée confrontée en plus à des phrases qui n’avaient ni queue ni tête et une fin que je n’ai pas comprise … Bref j’ai presque eu l’impression de perdre mon temps à lire des choses que je savais déjà finalement et qui ne m’a rien apporté de plus, même pas des rebondissements palpitants.

Finalement ce livre ne se veut que refléter la nature humaine dans ses mauvais fonds. L’adrénaline provoquée par le fait de réussir et surenchérir continuellement (l’addiction). La façon dont ces émissions sous couvert de nous offrir le monde, se jouent littéralement de nous et utilisent notre image et notre corps pour leur pur profit. Le côté totalement bête de foire et déshumanisé des personnes que l’on voit dans une boîte. Cela reflète du coup la bêtise humaine de ne pas se rendre compte que ce sont effectivement des personnes et qu’elles peuvent souffrir elles aussi, que la télé ne signifie pas systématiquement que c’est de la fiction.

En fait, l’auteur souhaite discréditer totalement ces jeux en montrant à quel point ils peuvent avoir une influence négative sur nous autres qui regardons, ou participons,qu’ils poussent à faire ressortir le côté vil et cruel qui dort en chacun de nous, notre noirceur.

Et pour couronner le tout, l’auteur met en pièce les réseaux sociaux qui ici contribuent à parfaire totalement le piège qui se resserre sur les joueurs puisqu’ils sont, pour beaucoup, synonyme de ne plus avoir de vie privée …

Bref l’auteur tente de nous immerger dans un monde où l’on pourrait facilement se sentir concerné et voir se mettre à la place de l’héroïne. Seulement à mon goût elle s’y prend mal. Si tout est là pour faire un bon livre, sa plume elle est totalement absente et insipide. En gros je me suis ennuyée à mourir et attendait avec impatience que la dernière page arrive enfin, car oui je n’aime pas du tout abandonner un livre, je garde toujours un espoir de voir une amélioration (>>Naïve<<)

Le livre

Addict

Jeanne Ryan

Éditions Robert Laffont

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Fabien Le Roy

Titre original : « Nerve »

346 pages

16.90€

Challenges concernés

Challenge Littérature de l'Imaginaire19/36

Divergente, tome 2

Divergente

Tome 2

Veronica Roth

MISE EN GARDE : CET ARTICLE SPOIL LE PREMIER TOME DE LA SERIE ALORS SI VOUS NE L’AVEZ PAS LU, NE PARCOUREZ PAS LES LIGNES SUIVANTES

Résumé

« J’ai découvert que les gens sont constitués de multiples couches de secrets. On croit les connaître, les comprendre, mais leurs motivations nous restent toujours cachées, enfouies au fond de leur coeur. On ne peut jamais savoir qui ils sont vraiment. Mais on peut parfois décider de leur faire confiance. »

 La société telle que la connaissait Tris n’est plus. Son monde a été bouleversé par la simulation effectuée par les Erudits poussant les Audacieux a tuer les Altruistes. Si Tris et certains autres de sa faction d’adoption ont pu résister à cette simulation grâce à leur divergence, leur mental en a pris un sacré coup. En effet Tris doit maintenant vivre avec une culpabilité qui la tenaille littéralement et met sa vie en danger bien trop souvent au goût de Quatre.

Pourtant l’heure de la résistance à sonner, car il est difficile de savoir qui sont ses amis et qui sont ses ennemis dans ce monde tourmenté. Fuir, se cacher, comprendre, trouver des solutions pour survivre, tel est maintenant le quotidien de nos héros.

Mon avis

 Un deuxième tome explosif, que j’ai autant savouré que le premier ! Et j’ai pu me régaler en voyant le film juste avant de lire le second tome, ce qui m’a permis de me le remettre en tête un peu ^^

Le livre n’étant plus très frais dans ma tête, j’avoue que j’ai un peu de difficulté à trouver des mots pour dire précisément ce que j’en ai pensé, alors je vais être assez brève finalement et aller là où mes souvenirs me portent.

D’abord, chose assez rare dans les séries, le roman reprend exactement là où le premier tome nous avait laissé. Directement après la simulation, dans le train par lequel les survivants se sont échappés.

Tris est profondément troublée car elle vient de perdre ses parents et  de tuer  un de ses meilleurs amis. Nous nous retrouvons donc avec une héroïne très amochée. Cependant même si elle a tendance à se mettre facilement en danger, comme une espèce de prix à payer pour les morts qu’elle laisse derrière elle, son instinct et ses capacités d’analyse sont toujours aussi impressionnants. C’est une jeune femme vraiment intelligente, surprenante et bien sur parfois agaçante.

Une héroïne très forte, comme je les aime, mais pas forte dans le sens n’a peur de rien. Bien au contraire, ses peurs et ses faiblesses cumulées à sa culpabilité la rendent encore plus charismatique et plus forte. Malgré elle, qui a tendance à ne pas s’apprécier à sa juste valeur, elle fait preuve d’un courage et d’une férocité incroyable.

Les épreuves la rendent très soupçonneuse et sa confiance n’est plus, au point de mettre sa toute nouvelle relation avec Quatre (Tobias) en danger.

Je dois avouer qu’à ce sujet, l’auteur m’a fait de sacrées frayeurs ^^ Les mensonges, les doutes et les craintes parsèment le chemin de nos deux héros. On sent qu’ils sont perdus bien qu’ils tentent de garder le cap coute que coute.

Concernant le beau et mystérieux Quatre, ce tome est un régal, car on en apprend beaucoup plus sur lui, qui il est, ce qu’il a vécu. Et il se retrouve confronté à des révélations pour le moins perturbantes aussi. Mais la situation révèle son instinct naturel de leader mais pourtant j’ai malgré tout douté de lui à certains passages … l’auteur m’a bien fait mordre l’hameçon ^^

Un tome très sombre au final, bien plus que le premier qui s’avérait être une grande description de la société et des épreuves Audacieuses, avant le grand final. Là nous nous retrouvons dans une quête de la survie, un moment où plus personne ne sait à qui il peut faire confiance, où chacun doute de lui-même. Et jusqu’au bout nous ne savons pas quoi penser de cette guerre qui vient d’éclater, son but ou son déclencheur.

Mais je peux vous dire une chose, c’est que le final est incroyablement surprenant, la révélation qui nous est faite est terrible ! Et je me suis retrouvée scotchée à mon livre à relire les dernières lignes encore et encore parce que je voulais désespérément la suite tout de suite !

En gros, Veronica Roth nous happe littéralement. Si certaines longueurs peuvent parfois ralentir la lecture, cependant le livre dans sa globalité est géniale, et j’attends avec impatience que l’on reçoive la suite à la médiathèque pour pouvoir enfin connaître l’ampleur de ce que la fin du tome 2 nous a révélé !

Le livre

Divergente, tome 2

Veronica Roth

Editions Nathan

Traduit de l’américain par Anne Delcourt

Titre original : « Insurgent »

462 pages

16.90€

Challenges concernés

Challenge Littérature de l'Imaginaire18/36

 

L’Apprentie de Merlin, tome 2 : L’Ogre et le Bouclier

L’Apprentie de Merlin, tome 2

L’Ogre et de le Bouclier

Fabien Clavel

Résumé

Après 15 ans de sommeil profond, Ana se réveille toujours aussi jeune … Elle espère avec impatience pouvoir enfin continuer à suivre l’enseignement de Merlin, mais celui-ci à une autre mission pour elle … Aller à la rencontre du jeune Arthur afin de le convaincre de prendre le trône de Brittania.

Cela ne va pas se faire sans efforts, et les deux jeunes gens vont finir par tomber sous le charme l’un de l’autre … pour le pire ou le meilleur …

Pendant que les jeunes héros voit leur groupe augmenter avec l’apparition des amis d’Arthur, Gauvain, Yvain et Agravain, une menace pèse sur le royaume. Un ogre et ses filles maléfiques se sont emparés des ruines de Camaaloth et sont bien décidés à prendre le contrôle du royaume.

Mon avis

Je suis décidément sous le charme de Fabien Clavel qui,  s’appropriant la légende arthurienne, a réussi à nous sortir une jolie petite série de fantasy tout à fait agréable à lire.

Nous entrons cette fois-ci dans le vif du sujet avec la jeunesse d’Arthur avant son accession au trône de Brittania et l’apparition des premiers chevaliers qui l’accompagneront durant ses aventures. L’introduction de Lancelot était tout à fait surprenante et l’auteur lui a donné une personnalité très austère, mais finalement on n’en attend pas moins de la part d’un personnage si solitaire.

Nous sommes face à des jeunes gens adolescents, à la fois très matures et plein de bon sens mais aussi sujets aux tourments de la jeunesse, tels que l’amour et le doute. Déjà préoccupés par l’avenir du royaume et son peuple. Déterminés et aventureux et courageux.

On peut noter l’absence quasi totale de Merlin qui ne fait son apparition que pour mettre en garde sa jeune protégée. Mais rien de véritablement choquant, puisque comme le titre l’indique, c’est elle l’héroïne du roman et pas l’inverse.

J’ai été assez troublée mais finalement happée par la façon dont l’auteur nous apprend qui est vraiment son héroïne et la place importante qu’elle tient dans la légende arthurienne. On la pensait inventée de toute pièce, mais il s’avère qu’elle représente un des personnages fondamental de l’univers arthurien.

Bref, une belle adaptation (totalement libre et bien inspirée) qui se lit avec une aisance complète étant donné le style souple et régulier. Un vrai plaisir et il me tarde de pouvoir plonger dans le troisième tome de cette série bien que quelques craintes me tenaillent vu la façon dont Fabien Clavel malmène notre jeune Ana …

Le livre

L’Apprentie de Merlin, tome 2

L’ogre et le bouclier

Fabien Clavel

Éditions Mango

Illustration de couverture par Julien Delval

342 pages

15.50€

Challenge concernés

légende arthurienne2/15

Challenge Littérature de l'Imaginaire17/36

challenge 52 semaines

Deuxième Session

Idée n°8 : Un monstre

3/26

LPDA – Avril 2014

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Voici un petit mot pour présenter mes excuses à ma très chère Parthenia à qui j’ai malheureusement posé un lapin monumental pour ce LPDA auquel je tenais pourtant beaucoup !

Souffrant de ce que l’on peut appeler une gigantesque panne de lecture depuis quelques mois maintenant, je n’ai malheureusement pas réussi à lire ne serait-ce qu’un ligne du livre que voulais pourtant dévorer … Donc L’oeil du Monde devra attendre encore un peu que je retrouve mon appétit féroce de lecture … (en espérant qu’il revienne un peu plus vite que ça !)

Parthénia, j’espère que tu ne m’en veux pas trop et j’espère également avoir l’occasion de me rattraper une prochaine fois …

 

 

 

LC – Anno Dracula

Anno Dracula

Kim Newman

 

Voici un petit article non pas pour faire ma chronique de ce livre dont j’avais organisé une lecture commune malheureusement mais pour vous présenter les différents billets que mes co-lectrices ont écrit.

Tout d’abord je tiens a leur présenter mes excuses pour n’avoir pas tenu mon engagement pour cette lecture.

Je me trouve actuellement (depuis 2 bon gros mois) dans une impasse totale pour ce qui est de la lecture et ne parviens pas à finir les livre que j’entame, ayant troqué mon rythme de dévoreuse contre celui d’une tortue en hibernation … Vous voyez le genre ? … Bref c’est un moment assez pénible à passer soit dit en passant quand on aime lire, mais je ne vois pas d’autres moyens que la patience pour y remédier, attendre que mon appétit revienne.

Bref, cela n’est pas le plus important. Car le fait est que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire les chroniques de mes co-lectrices, qui m’ont mis l’eau à la bouche. D’une façon générale elles s’accordent à dire qu’il s’agit d’un très bon roman, même s’il ne s’agit pas de la bombe du siècle. Une histoire marqué par son originalité dans l’entremêlement des personnages mythiques et historiques. La description de ce que serait la société victorienne si Dracula avait survécu, si les vampires dominaient le monde. Mêlant à cela des crimes terribles commis par le plus connu des tueurs en série de l’époque, je ne peux que saliver en imaginant l’atmosphère qui doit régner durant la lecture ^^

Il y a de quoi être intrigué, non ?

Donc je vous invite à découvrir les chroniques de Unity, Sanguine et ImagIn

Je vous remercie encore pour avoir joué le jeu et pour vos belles chroniques alléchantes :)

Basse-Fosse, tome 1 : Le Baiser du Rasoir

Basse-Fosse, tome 1

Le Baiser du Rasoir

Daniel Polansky

Je souhaite vivement remercier les Éditions Folio et le site Livraddict de m’avoir permis la lecture de ce livre par l’intermédiaire d’un partenariat qui m’aura donné l’occasion de découvrir un auteur dont ce premier roman est prometteur !

Résumé

« Il y a quelque chose qui rôde dans Basse-Fosse, craché par le cœur du néant. »

Depuis la grande épidémie de peste qui a saccagé le peuple, Basse-Fosse et les villes qui l’entourent sont protégées par un bouclier magique propulsé et maintenu par Le Héron Bleu, premier thaumaturge du royaume. Seulement lorsque des meurtres atroces sur des enfants sèment la terreur dans les rues, Prévôt, un malfrat, revendeur de drogues, qui découvre le corps de la première victime, décide de s’en mêler et de retrouver l’assassin. Il ne s’attend pas à se retrouver au cœur d’une enquête tragique, surtout lorsqu’il apprend que les enfants disparus portent les symptômes de la peste …

Mon avis

J’ai été très emballée par ce roman à l’atmosphère inquiétante de bout en bout et mise en relief par des personnages atypiques, loin des héros qu’on a l’habitude de fréquenter dans nos récits habituels.

Avant de parler de l’ambiance générale du roman, je me dois de vous présenter le héros de l’histoire … ou devrais-je dire l’anti-héros, car Prévôt est aux antipodes du type sympa avec lequel on a envie de boire un verre. C’est un drogué, doublé d’un revendeur de drogues, assassin à la petite semaine, chargé d’un passé lourd au possible. Un ancien gamin des rues qui a connu la tragédie de la peste et de la guerre et s’est forgé un caractère de dur à cuire à travers toutes les saletés qu’il a vu passer dans sa vie.

« Tu es un drogué et un criminel endurci, tu t’en prends à des pères et des mères et tu flanque des coups de couteau à tous ceux qui se dressent sur ton passage. Tu es devenu ce que tu as toujours haï. »

Et pourtant, ce personnage détient ce quelque chose qui fait que l’on s’attache à lui, cette volonté qui, malgré ce qu’il laisse à penser, le pousse à protéger les plus démunis et à s’en prendre à ceux qui pourrissent les rues … Une sorte de Robin des Bois version gore et sans scrupules.

Durant tout le roman, il veut nous faire croire qu’il n’a pas d’amis ni de famille, pourtant au fil de l’histoire on se rend compte de son attachement aux quelques personnes qui l’entourent, tel que le Héron et Célia, son amie d’enfance, mais aussi et surtout Adolphus et sa femme, ainsi que le jeune gosse qu’il prend sous son aile, Pinson.

Plongeons avec ce personnage dans un décor limite gothique, flirtant avec l’ambiance des rues sordides d’un Londres ou d’un New-York du 19ème siècle dans lesquelles les enfants se font saigner et nous voilà propulsés dans une atmosphère lourde et angoissante. Et ce sentiment nous tient jusqu’au bout de l’histoire, sans pauses ni instants réconfortants.

J’ai trouvé ce roman d’une originalité exaltante, car m’attendant à un livre de fantasy pur et dur, je me suis finalement retrouvée face à  un vrai thriller. L’auteur a effectivement mêler avec une habileté incroyable un monde de fantasy (monde imaginaire dans lequel la magie tient un rôle plus ou moins important), à un récit policier au suspense haletant. Une idée vraiment intéressante et qui gagne à nous surprendre et à nous tenir tout au long du récit. Si je devais comparer ce roman, je le ferais avec le film From Hell, dont il porte assez bien les caractéristiques. D’ailleurs à y regarder de plus prêt, la ressemblance est assez frappante, même si la magie tient un rôle plus important dans le roman.

Et bien que j’ai été complètement séduite par ce roman, certaines faiblesses m’ont sauté aux yeux, que l’on mettra sur le compte du « premier roman ». En effet l’intrigue est vraiment terrible et bien cousue, pourtant, au fil de l’histoire des détails s’accumulent qui nous mettraient vraiment sur une fausse piste si ils n’étaient pas détruit par une seule et unique petite phrase qui a fait redescendre le suspense comme un soufflé … Une seule phrase et j’ai compris que le héros se trompait de route. J’avoue que depuis le début de ses soupçons j’avais du mal à comprendre le mobile qu’il donnait aux meurtres, mais du coup je me suis retrouvée à simplement attendre qu’il comprenne  tout seul son erreur et enfin découvrir la véritable intention derrière les meurtres … Et je dois admettre que cela m’a un peu agacé, même si le final est, non pas surprenant, mais bien mené.

Avec un peu de recul on se rend compte du thème important abordé par l’auteur dans son final, cherchant à nous interroger sur le bien fondé de la peur qu’un changement grave peut entraîner … Même si cela tient sur quelques lignes, ça reste une interrogation qui nous fait tiquer et aborde la notion de la limite entre le bien et le mal ….

Malgré tout j’ai vraiment adhéré et j’adorerais pouvoir lire une nouvelle histoire de Basse-Fosse, car le style est vraiment addictif et sans fioritures. Le décor est captivant, et j’imagine le nombre d’histoires sordides que Prévôt ou un autre héros pourrait avoir à nous conter ;)

Le livre

Basse-Fosse, tome 1 : Le Baiser du Rasoir

Daniel Polansky

Editions Folio (Gallimard)

Collection Fantasy

Traduit de l’américain par Patrick Marcel

Titre original : « The Straight Razor Cure »

illustrations de couverture par Elian Black’Mor

465 pages

8.40€

Challenge concernés

Challenge Littérature de l'Imaginaire16/36

3/12

challenge 52 semaines2ème version : Idée n°35 : Du sang

3/26

Le Mur de la Nuit, tome 1 : L’Héritière de la Nuit

Le Mur de la Nuit, tome 1

L’Héritière de la Nuit

Résumé

Malian est une jeune fille sur qui pèse un lourd destin. en tant que fille unique du comte de la Nuit, elle est son héritière, ce qui implique la responsabilité de protéger son peuple. Et pour cela elle est bien malgré elle isolée et seule. Pour passer le temps, elle se faufile dans les entrailles du Vieux Château et explore ses dédales en rêvassant aux histoires fantastiques relatant l’épopée de l’héroïne Yoridesarinen. Mais une nuit, une voix sortie de nulle part lui hurle de s’enfuir … En effet le Château des Vents est attaqué par son ennemi le plus ancien : l’Essaim. Et ce qu’ils veulent c’est elle. Elle parviendra à sauver de justesse le Château grâce à l’apparition de ses pouvoirs … Malheureusement, le fait qu’elle développe des pouvoirs implique deux choses terribles pour elle : d’une part son père ne le supportera pas, et voudra l’exiler, d’autre part, d’autres verront en elle l’élue de la prophétie, celle qui est promise à sauver son peuple.

Mon avis

« On m’a promis, cependant, alors que je rendais mon dernier soupir, qu’une autre viendrait unifier les Deraïs, et que celle-ci ne serait pas seule. On m’a promis également que je pourrais l’attendre, car elle aurait besoin de mon aide. »

Voilà un roman que j’ai beaucoup apprécié ! Garni et complet, un style qui donne envie de s’y replonger sans soucis pour connaître quel sera le destin de notre jeune héroïne. En effet, l’auteur a crée un monde plutôt sympa, je n’irais pas jusqu’à dire qu’il est vraiment original, mais il reste atypique par certains côtés, ce qui le rend vraiment attrayant ! Il s’agit là d’une introduction à une série de livre, et il n’est pas toujours aisé de faire cela sans ennuyer les lecteurs sous des tonnes de palabres permettant d’instaurer le background nécessaire pour explorer et connaître le monde dans lequel on se balade. Pourtant l’auteur a su mener son récit de façon à ne jamais relâcher notre attention.

Ainsi, d’entrée de jeu, nous plongeons dans l’action avec l’attaque du Château des Vents, et nous découvrons une partie de l’histoire et de la magie qui opère dans ce monde. Et c’est pour ainsi dire sous cette construction que se poursuit le reste du roman. Nous explorons le passé et ce qui a mené les Deraïs à rejeter la magie à travers les aveux de certains personnages au fil du récit. Et, l’air de rien, l’auteur implante la trame de son histoire en mêlant le passé et le présent. Ce qui nous mène droit vers la prophétie.

J’ai l’impression que les prophéties ont trouvé le ticket gagnant ces derniers temps dans la littérature ^^

Quoiqu’il en soit, notre jeune Malian se retrouve malgré elle à devoir suivre les pas de son héroïne. Bien qu’elle aime particulièrement lire les histoires qui relatent ses exploits, jamais Malian n’aurait imaginé qu’elle puisse être au centre de celle qui s’écrit aujourd’hui … Pourtant, elle va devoir se faire à cette idée, car tous les indices se font preuves de son destin tragique. Et pour commencer, Malian ne va pas avoir le choix : elle doit fuir afin de développer ses pouvoirs et revenir quand elle sera prête pour détruire l’Essaim et unir les peuples. Dur pour une gamine qui se sent si « ordinaire ».

Un point que j’ai noté c’est l’incroyable présence des femmes dans le récit. En effet, l’auteur (une femme) a donné une véritable importance aux rôles féminins dans son intrigue. Ainsi, effectivement nous avons une jeune fille dont le destin est déterminant pour l’avenir de son peuple, et qui suit les pas et les enseignements de celle qu’elle admire depuis sa plus tendre enfance, sauveuse de son peuple cinq cents ans plus tôt, Yorindesarinen. Pour l’aider dans l’accomplissement de son œuvre, nous avons d’abord la charismatique Asantir, capitaine de la garde, considérée comme la meilleure guerrière, Nhairin, l’intendante du Château mais qui je dois l’avouer fait un peu pâle figure à côté de ses camarades. Nous pouvons enfin évoquer Korriya, la grande prêtresse mais dont l’histoire n’est pas très développée encore, mais j’espère en apprendre plus sur elle dans la suite. Bref u livre très féminin et le pauvre jeune homme qui suit Malian comme son ombre, Kalan, doit se sentir bien seul parfois ;)

Voilà donc toute une panoplie de personnages dont pas un seul n’est vraiment mis de côté. ils ont tous un passé que l’on ne demande qu’à connaître. l’auteur a vraiment réussi a leur donner une âme et instaurer une sorte de mystère au dessus d’eux qui pousse notre curiosité. J’ai d’ailleurs vraiment apprécié une chose en particulier que j’ai trouvé assez drôle en fait; L’impression qu’à chaque question qu’on se pose sur un personnage, vient à un moment la réponse. Comme si l’auteur avait prévu et tenu compte (ce qui n’est pas toujours le cas) des éventuelles interrogations qui pourraient naître au cour de la lecture.

Mais, si je devais citer un personnage qui sort vraiment du lot, bien que j’apprécie Malian et Kalan, c’est vraiment Asantir. Elle a une vraie présence, elle est imposante et mystérieuse. J’aime vraiment ce personnage et il me tarde de découvrir ce qu’elle cache. Et j’espère que ça ne sera pas pour le pire ^^

Enfin, pour parler un peu de l’originalité du roman, je pense qu’elle se situe surtout dans la création du monde et de la magie qu’elle y a implanté. En effet, a un moment, nous apprenons d’où viennent les Deraïs, chose assez rare, les romanciers s’attardant rarement à nous expliquer l’existence d’un peuple. Et j’avoue que cela donne un attrait à l’intrigue et nous permet de nous poser beaucoup de questions supplémentaires, titille encore plus notre curiosité et permet de découvrir que les Deraïs ne sont pas tout blancs non plus …

Quant à la magie, c’est le fait qu’elle se situe sur deux plans différents qui la fait dénoter un peu. Une sorte de plan des esprits mais qui a sa propre volonté.

Bref, une histoire vraiment sympa à lire et qui me donne envie d’aller plus loin ! J’espère que le second tome sera publié en France …

Le livre

Le Mur de la Nuit, tome 1 : L’Héritière de la Nuit

Helen Lowe

Traduit de l’anglais (Nouvelle-Zélande) par Guillaume Fournier

Titre original : « The Hair of Night – Book one : The Wall of Night »

Illustration de couverture : Silas Manhood

Editions Orbit

421 pages

21.90€

Challenge concernés

1386401538Consigne de Février : Un livre de couleur rouge

2/12

Challenge Littérature de l'Imaginaire15/36

 

challenge 52 semaines1ère session

Idée n°14 : Une épée

10/11

Bilan Février 2014

Bilan du mois de Février 2014

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Du côté de mes lectures

Les portes du Secret, tome 3 : Les Secrets d’Opale de Maria V. Snyder m’a moins captivé que les deux premier tomes, mais ce fut malgré tout une très bonne lecture et j’ai très envie de découvrir sa nouvelle série du coup :)

Ma grosse déception du mois va à Fées à la Chaîne de Philippe H. Besancenet malheureusement. Un monde qui n’a pas réussi du tout à me captiver et m’a ennuyé dès les premières lignes :s

Un livre que j’ai dévoré et adoré avec le premier tome de Cygne Noir : Fille de l’Orage de Richelle Mead.  Il me tarde de pouvoir trouver un moment pour plonger dans la seconde partie de cet intégrale.

Bah voilà, j’ai succombé à Te Succomber de Jasinda Wilder. Le livre qui m’aura fait couler le plus de larmes ! Un vrai drame, magnifiquement exploré psychologiquement. Un beau coup de cœur pour ma part.

Une magnifique adaptation du Mythe de Déméter et Perséphone en album pour la jeunesse par Elsa Oriol que je conseille aux petits comme aux grands !

Le Mur de la Nuit, tome 1 : L’Héritière de la Nuit d’Helen Lowe est un roman que j’ai beaucoup aimé bien qu’ayant mis du temps à le lire (j’avais encore le cerveau rempli de Te Succomber…). C’est une belle introduction à un récit je pense qui sera fantastique. J’espère d’ailleurs qu’il sera publié en France. En attendant je réfléchis encore à mon avis …

Du côté de mes chroniques

   

   

 

Du côté de mes Rendez-vous Littéraires

Inscription à Livra’deux pour pal’Addict  en binôme avec Parthenia

Lecture prévue >> La Roue du Temps, tome 1 : L’œil du monde de Robert Jordan

Inscription à deux nouvelles lectures communes

 

Organisées par Julie7

Pour le 03 Avril et le 03 Mai 2014

Du côté de mes achats

      

 

Du côté de mes Rendez-Vous littéraires

 Inscription à 2 lectures communes :

 

Organisées par Julie7

Pour le 03 Avril et le 03 Mai 2014

Du côté de mes Challenge

Mon avancée :

- Littérature de l’Imaginaire : 4 lectures soit 14/12 [ J’ai décidé de passer deux niveaux au dessus et donc viser la catégorie « Plongée dans l’inconnu » et atteindre les 36 livres lus.] 14/36

- ABC Littérature de l’Imaginaire : 1 lecture soit 2/26

- Les 52 Semaines : 1 lecture pour la version 1 soit 8/11 et 2 lectures pour la version 2 soit 2/26

- Les Quatre Saisons – Fées d’Hiver : 2 lectures, donc j’en suis à 3 au total

- Un mois une consigne : 1 lecture soit 2/12

- Un genre par mois : 1 lecture soit 2/12

- Mythologie du monde : 1 lecture soit 10 au total

- Trivial Pursuit de l’Imaginaire : 1 lecture

Voilà ! Un mois satisfaisant je trouve :)

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